Méthodologie

Méthodologie

Si une partie de la validité des recherches dépend directement des protocoles expérimentaux réalisés et de leur fiabilité, une grande partie de la viabilité des résultats dépend directement des participants aux expériences ou, s’ils sont différents, de ceux qui réaliseront les mesures. Tout repose en effet sur la possibilité de reproduire dans des conditions comparables les recherches menées et d’obtenir des résultats similaires, seuls garants d’une véritable validité de la recherche et de ses résultats. L’implication de la notion de « fiabilité »  et de « reproductibilité » quant aux résultats peut s’avérer troublante dans des disciplines considérées comme plus ou moins aléatoires par ceux-là même qui les pratiquent et si souvent décriées par les sciences modernes.
Pourtant, cette fiabilité peut être obtenue à l’aide de ce que l’on nomme le Coefficient Pendulaire Individuel (dit CPI), qui correspond à une valeur unique et propre à chaque individu, évoluant souvent peu sur le long terme et permettant, lorsqu’elle est appliquée à des résultats obtenus dans des conditions précises, d’obtenir des résultats sensiblement similaires entre plusieurs individus étudiant la même chose.

Prenons un exemple.
Quatre personnes réalisent une mesure en aveugle concernant un objet sur lequel ils n’ont aucun a priori (c’est à dire pas d’idée de la valeur attendue, cette variable est essentielle afin de garantir la validité du résultat. Toute idée préalable d’une mesure générale attendue fausse alors totalement les résultats, la personne tentant inconsciemment de les faire coller à ce qu’elle croit savoir).
Dans une telle situation, Matthieu obtient 3999 unités, Quentin 7992, Anne 1454, Mathilde 3618.
N’importe quelle personne prenant ces résultats bruts conviendra qu’il s’agit d’une preuve indubitable de l’aspect aléatoire des résultats et de l’inefficacité de la radiesthésie.
Maintenant, si nous disposons préalablement du CPI de chacun des participants et que nous appliquons à chacun sa valeur correspondante (3,25 pour Matthieu, 6,5 pour Quentin, 1,18 pour Anne, 2,86 pour Mathilde), nous découvrons alors des valeurs extrêmement proches les unes des autres, qui oscillent  entre 1228 et 1232, soit dans notre exemple une marge d’erreur d’environ 3%.
En moyenne, dans les expériences réelles, la marge d’erreur est globalement un peu plus importante, entre 5 et 7%, ce qui malgré tout la place bien en deçà des marges d’erreur fréquemment acceptées dans les recherches scientifiques traditionnelles.

Le Coefficient Pendulaire Individuel est donc la clé de recherches correctement menées et de résultats valides et reproductibles à volonté. Mais l’obtenir n’est pas aisé et prend du temps.
Il est nécessaire d’obtenir de la personne la participation à au moins une vingtaine de tests réalisés en aveugle sur des objets sur lesquels le participant ne possède pas d’a priori. Ces résultats sont alors comparés avec les valeurs « attendues » obtenues avant lui par une personne dont le CPI a pu être correctement établi, ce qui permet ainsi de définir le CPI du participant.

Si les associations de recherche anglophones réalisent généralement ce CPI à l’aide d’une série de 20 tests, nous avons fait le choix d’augmenter sa fiabilité en imposant de notre côté 100 tests simples qui permettront d’affiner la précision du CPI tout en contribuant à l’entraînement de la personne. Afin que le participant à ces tests soit en mesure de fournir des réponses fiables, il est nécessaire qu’il ait en amont appris à se servir correctement d’un pendule et se soit entraîné (de nombreux ouvrages donnent toutes les techniques de bases pour cela, et quelques semaines suffisent largement pour apprendre à bien s’en servir).
En premier lieu, 10 tests seront réalisés pour permettre de s’assurer qu’un CPI correct se dégage. Si ce n’est pas le cas, les tests sont interrompus et la personne est invitée à s’entraîner d’avantage avant de participer de nouveau aux tests. Si un CPI tend à se dégager, les tests sont poursuivis sur quelques mois afin d’augmenter la précision de cette valeur.

Quelques règles de bases sont appliquées et il est indispensable de les respecter pour garantir le CPI :
- L’ignorance des valeurs attendues. Il est essentiel que la personne n’ai pas d’idée préconçue de la valeur attendue. Cela signifie qu’elle ne doit pas avoir connaissance d’une valeur préalablement établit par autrui pour l’objet étudié, que ce soit dans le cadre des tests de recherche du CPI ou après, au cours des expériences. Si elle pense savoir ou avoir déjà entendu une valeur à son sujet, elle se doit de le signaler.
- La non divulgation de ses résultats à autrui. Afin de ne pas fausser la découverte des CPI des autres participants, il est nécessaire que chacun des participants se taise quant aux résultats qu’il obtient à chaque test, que ce soit dans le cadre des tests de recherche du CPI ou après, au cours des expériences.
- L’ignorance de la valeur de son CPI. Personne à l’exception des organisateurs récupérant les informations et déterminant les valeurs des CPI ne doit avoir accès à la valeur du CPI, que ce soit du sien ou de celui d’autrui. Cette prérogative s’avère nécessaire pour s’assurer de la fiabilité sur le long terme des résultats, le risque étant exactement le même qu’en cas de connaissance de la valeur attendue de l’objet.

Afin d’éviter une erreur suite à un CPI ayant évolué ou simplement à cause d’un problème de la personne recueillant la mesure qui influerait sur les résultats, un test sera réalisé à chaque fois avant et après toute mesure dans le cadre d’une expérience. Il est ainsi possible de s’assurer que quelques minutes avant de recueillir le résultat important, le CPI et l’état de la personne seront stables, et de confirmer qu’il en sera de même juste après. Cette précaution permet de maximiser très nettement la fiabilité des résultats et d’écarter ceux qui seraient sujets à débat sans raison. Elle permet également d’identifier plus facilement des cas particuliers sans que l’on puisse les imputer à des erreurs de mesure.

Toute personne rentrant dans l’association et souhaitant participer aux expériences devra donc dans un premier temps découvrir son Coefficient Pendulaire en consacrant quelques minutes chaque jour pour répondre aux tests qui lui seront demandés. En suivant ce programme journalier, il faut en moyenne entre 1 et 2 mois pour parvenir à définir correctement son Coefficient Pendulaire Individuel.